D’école en prison

Ouvrez une école, vous fermerez une prison, écrivait Hugo dans un trait de génie. Faudra-t-il finir en prison pour défendre l’école ?
Voici donc le crime. Voici la banderole qui a été déployée hier devant la Préfecture de Toulouse. Voici ce qui a justifié aux yeux du préfet une répression ultra-violente à coups de matraque sur les quelques enseignants pacifiques qui se trouvaient là. Et 9 arrestations. Des fonctionnaires de la République. Un banal usage de la liberté d’expression.
Une référence à Hugo donc, et à une époque où on crevait dans la rue en hommage aux philosophes des Lumières.

L’obscurité reprend ses droits. Chers collègues ne renonçons à rien. Ne leur laissons pas ce point. Continuons à enseigner Hugo et les Lumières dans nos classes. Continuons à leur enseigner la Grande Révolution, la Justice, et la Paix. Continuons à leur enseigner que la République peut mourir. Et que pour cela ils commenceront par détruire son école.